Publié par Benoît dans Actualités le 31/07/2026 à 22:30
L'information a été révélée par Politico le 31 juillet 2026, sur la base de plusieurs sources diplomatiques, gouvernementales et industrielles. Selon ces éléments, l'Élysée pilote depuis plusieurs mois des discussions avec Qiddiya Investment Company, la filiale loisirs du fonds souverain saoudien PIF, autour du site de Mirapolis à Courdimanche, dans le Val-d'Oise, à une quarantaine de minutes de Paris.
Le projet à l'étude serait un parc inspiré de l'univers Dragon Ball, présenté comme une déclinaison réduite de celui que Qiddiya construit actuellement près de Riyad. Le montant n'est pas arrêté, mais plusieurs acteurs des échanges évoquent une opération susceptible de dépasser le milliard d'euros.
Signe que le dossier est pris au sérieux côté français, une réunion pilotée fin juillet par Georges-François Leclerc, préfet de la région Île-de-France, aurait rassemblé une dizaine de cabinets ministériels, dont ceux de l'Économie, de la Transition écologique, du Commerce et de l'Énergie, ainsi que RTE et Île-de-France Mobilités. Au programme, la gouvernance du projet, les transports et les besoins énergétiques du futur site.
C'est le détail que peu de gens connaissent, et il rend l'histoire assez savoureuse. Mirapolis n'est pas un terrain vague choisi au hasard. C'était le premier grand parc d'attractions français, inauguré en 1987 par Jacques Chirac, alors Premier ministre, autour de la figure de Gargantua et de l'imaginaire français.
Son financement était déjà venu d'un investisseur saoudien, le milliardaire Ghaith Pharaon. Le parc n'a tenu que quatre saisons et a fermé ses portes en 1991, victime d'une fréquentation très en dessous des prévisions et de l'arrivée imminente d'un concurrent autrement plus puissant en Seine-et-Marne. Le site est à l'abandon depuis trente-cinq ans.
Autrement dit, un capital saoudien pourrait relancer en 2026 un parc que du capital saoudien avait déjà lancé en 1987. Difficile de faire plus cyclique.
Aucun plan n'a filtré pour la version française. En revanche, le parc saoudien qui lui servirait de modèle est documenté depuis son annonce en mars 2024, et il donne une idée de la direction artistique.
La version francilienne serait nettement plus modeste, ce qui est logique au regard du foncier disponible à Courdimanche et du montant évoqué. À titre de comparaison, les grands opérateurs comme Disney et Universal investissent en Europe par tranches de plusieurs milliards. Le milliard évoqué ici ressemble davantage à un ticket d'entrée qu'à un budget final.
| Élément | Statut |
|---|---|
| Discussions entre l'Élysée et Qiddiya | Rapporté par plusieurs sources, non démenti |
| Site de Mirapolis à Courdimanche | Site identifié dans les échanges |
| Thématique Dragon Ball | Piste à l'étude, non arrêtée |
| Montant supérieur à un milliard d'euros | Ordre de grandeur évoqué, rien de chiffré |
| Accord signé | Aucun |
| Date d'ouverture | Aucune, pas même une fourchette |
Si le projet aboutit, l'effet le plus immédiat ne serait pas sur les attractions mais sur la distribution. Un parc européen implique une présence renforcée de Toei Animation et de ses licenciés sur le marché français, donc davantage de gammes officielles distribuées en Europe, des séries plus larges et des références qui restent aujourd'hui cantonnées au Japon ou aux États-Unis.
L'expérience des autres grandes licences le montre bien. Quand un univers s'installe physiquement sur un territoire, l'offre de produits dérivés suit, se diversifie et se démocratise. Pour les collectionneurs français, cela signifierait des figurines et accessoires plus accessibles, sans passer par l'import.
En attendant, la saga reste largement disponible. Retrouve notre sélection complète de goodies Dragon Ball ainsi que notre univers dédié à l'arc culte des goodies Dragon Ball Z.
Le parc Dragon Ball près de Paris est-il officiel ?
Non. À ce jour, il s'agit de négociations rapportées par la presse, sans annonce officielle ni accord signé. Ni l'Élysée ni Qiddiya n'ont communiqué sur le sujet.
Où serait situé ce parc ?
Sur le site de l'ancien parc Mirapolis, à Courdimanche dans le Val-d'Oise, près de Cergy, à environ quarante minutes du centre de Paris.
Quand pourrait-il ouvrir ?
Aucune date n'a été évoquée. Compte tenu du stade des discussions, des autorisations nécessaires et des délais habituels de construction d'un parc de cette envergure, une ouverture avant le début des années 2030 semble peu réaliste.
Existe-t-il déjà un parc Dragon Ball ailleurs dans le monde ?
Un seul est officiellement en construction, à Qiddiya en Arabie saoudite, annoncé en mars 2024. Il s'étendra sur plus de 500 000 mètres carrés. Aucun parc Dragon Ball n'existe au Japon.
Nous suivrons ce dossier de près et mettrons cet article à jour dès qu'une information officielle sera communiquée. En attendant, tous nos univers japonais sont à découvrir dans notre rayon goodies manga.
cergyparcs
Petite mise à jour depuis la publication de l’article : le projet des 3 parcs à Cergy-Pontoise a désormais été officialisé, mais plusieurs points restent encore à préciser, notamment autour de la licence Dragon Ball et du calendrier. Il y a un récap assez propre des éléments confirmés ici : https://cergyparcs.fr/projet
